Le régime paléolithique

On me demande souvent quel est le meilleur régime à appliquer pour perdre du poids ou pour rester en bonne santé. Pour être honnête avec vous, je ne crois pas au concept de «régime». Il s’agit d’un non-sens à mes yeux car il implique de se restreindre d’une façon ou d’une autre sur un certain laps de temps ; que ce soit en limitant l’apport calorique ou sur une catégorie de nutriments bien spécifique (glucides, lipides, protides). Il existe même des régimes qui en excluent totalement certains (Dukan, pour ne citer que lui). Cette privation engendre dans la majorité des cas une frustration qui aboutit à une reprise du poids perdu voire plus, ou pire, à des déséquilibres métaboliques. Bref, vous l’aurez compris, la majorité des «régimes» actuels sont inefficaces, et de nombreux témoignages vont dans ce sens.

Et pourtant, l’objet de cet article est bien le «régime» paléo (pour paléolithique). En vérité, plus que d’un régime, il s’agit d’un réajustement alimentaire. Et même d’une hygiène de vie, car un régime classique s’applique sur une période donnée alors que le régime paléo s’adopte sur le plus long terme. C’est un lifestyle.

Aux origines du paléo

Ce régime n’a pas été « créé »au sens strict du terme car il se veut le plus proche d’une alimentation ancestrale. Pourquoi? Le postulat de départ a été émis par des chercheurs et médecins dans les années 80, notamment le Dr Boyd, qui démontre la corrélation entre l’apparition de pathologies chroniques dégénératives (cancers, diabètes, sclérose en plaque, maladies cardiovasculaires et auto-immunes …) dont souffrent notre société, et l’hygiène alimentaire. En effet, ces maladies n’existaient pas à l’ère du paléolithique où nos ancêtres se nourrissaient d’aliments bruts et non transformés. Or, notre génome actuel est très proche du leur (0.02% de différence).

Il en conclut donc que cette alimentation est celle qui nous est la plus adaptée. « La fréquence des mutations spontanées de l’ADN du noyau cellulaire est de l’ordre de 0,5 % par million d’années. Nos gènes sont donc très proches de ceux de nos ancêtres du Paléolithique, il y a 40 000 ans. Ce qui a changé, c’est notre alimentation, avec l’avènement de l’agriculture il y a 10 000 ans, et surtout la révolution industrielle. Nous ne sommes plus adaptés génétiquement au mode alimentaire actuel. L’alimentation paléolithique ou pré-agricole peut donc être considérée comme un modèle pour la nutrition moderne. » Extrait de l’article du Dr Boyd publié en 1986.

Mousseline de potiron curry coco et sa tartine croquante de pain de châtaigne

Les principes

Le constat de base est assez alarmant. L’alimentation moderne est de plus en plus dévitalisée, dépourvue des nutriments d’intérêt, et donc hautement inflammatoire. Ceci s’explique par les nombreux process qui ont été mis en place pour répondre aux besoins d’une consommation de masse : l’agriculture intensive, le raffinage des denrées pour en augmenter la durée de conservation, l’élevage inhumain du bétail.. La productivité au détriment de l’humain, en somme. Ceci est d’autant plus affligeant lorsqu’on sait que la majorité des pathologies connues de nos jours et citées précédemment dans cet article sont de nature inflammatoire! Même la dépression, c’est pour vous dire ..

De fait, réajuster son alimentation selon les principes du régime paléo est un moyen de prévention efficace contre toutes ses pathologies, véritable fléau de notre société.

(Pour illustrer mes propos, voici une étude scientifique qui montre des résultats positifs du régime paléo sur des personnes atteintes d’un diabète de type 2).

Mais quels sont ces principes au juste ?

Alors que les féculents constituent la base de notre alimentation moderne, ceux-ci sont complètement absents du régime paléo, car hautement raffinés pour la plupart, ils favorisent l’accumulation des graisses dans les tissus et donc la prise de poids.

Ils sont remplacés par les aliments suivants :

  • Fruits et légumes bio de préférence ;
  • Viande (bio ou gibier), poissons sauvages et oeufs ;
  • Oléagineux et bonnes graisses (huiles végétales vierges extraites à froid, riches en oméga 3: olive, noix, lin,…).

Les aliments à supprimer :

  • céréales et féculents ;
  • aliments transformés et industriels tels que bonbons, soda, fast-food, sirop, charcuterie, confiture, sucre blanc… ;
  • produits laitiers ;
  • graisses raffinées type margarine et huiles riches en oméga 6 car ceux-ci sont pro-inflammatoires (arachide, maïs, tournesol..).

Ce régime induit-il des frustrations?

Pour ma part, c’est le régime que j’ai adopté depuis bientôt 3 ans et je ne me sens aucunement frustrée. Évidemment, chacun est différent. Mais ce régime est largement répandu outre-atlantique, notamment chez des sportifs et athlètes de haut niveau. Il apporte satiété de par la part importante de protéines et de bonnes graisses qu’il contient.

Un conseil si vous souhaitez vous diriger vers ce régime : allez-y de façon progressive. Diminuer petit à petit les aliments à éviter et trouvez des alternatives plus saines. Par exemple, utilisez du miel ou du sucre de coco en remplacement du sucre blanc. Et optez dans un premier temps pour des produits céréaliers complets et biologiques avant d’envisager de les réduire; en effet, leur teneur en glucides et en gluten est inférieure aux produits céréaliers conventionnels.

Ce qu’il faut garder en tête avant toute chose, c’est d’avoir une bonne base alimentaire. Un écart de temps en temps n’est pas dramatique 😉

Planche de légumes accompagnés de houmous, de caviar d’aubergines et de noix de cajou

Merci d’avoir pris le temps de me lire 😀

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