Restez zen grâce aux plantes adaptogènes

Les plantes dites « adaptogènes » régulent particulièrement les systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien. Elles nous aident à nous adapter aux variations de l’environnement en améliorant « l’état de résistance non-spécifique du stress » défini par Hans Seyle.

Utilisées par les Chinois (depuis 4000 ans!) et les Russes, elles ont notamment permis à certains astronautes, soldats de guerre et athlètes olympiques d’affronter certains moments historiques.

Aujourd’hui, trois plantes répondent pleinement aux critères d’une plante adaptogène définis par la littérature scientifique [1] : l’Eleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus), la Rhodiola (Rhodiola rosea L.) et le Schisandra (Schisandra chinensis).

Eleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus)
La racine de cette plante a des propriétés proches du ginseng. Elle est utilisé en tant qu’anti-fatigue et énergisant. Elle favorise les capacités physiques et intellectuelles et soutient le système immunitaire.

Schisandra (Schisandra chinensis)
L’action de cette « graine aux 5 saveurs » comme l’appelle les chinois est liée à un composant actif bien spécifique: la schisandrine. Elle protège notamment les tissus contre des dommages oxydatifs des radicaux libres. Elle augmente l’endurance et la performance physique et mentale.


Rhodiola (Rhodiola rosea L.)
Cette plante capable de résister aux climats extrêmes est reconnue pour aider l’organisme à s’adapter lui-même au stress émotionnel et à l’effort physique.


L’Ashwagandha (Withania somnifera), le Ginseng (Panax ginseng) et l’Astragale (Astragalus propinquus) utilisés en Ayurvéda et médecine chinoise sont partiellement validés mais leur effet tonique est observé depuis des millénaires.


[1] Le concept d’« adaptogène » a été élaboré dans les années 1950 par 2 scientifiques russes (Lazarev et Brekhman). Selon eux, une substance adaptogène accroît de manière générale (non spécifique) la résistance de l’organisme aux divers stress qui le touchent. Une plante adaptogène répond à trois critères : augmenter la résistance de l’organisme contre les agresseurs de différentes natures (physiques, chimiques ou biologiques) de manière non spécifique ; présenter une influence normalisatrice, quels que soient les changements à partir des normes physiologiques ; montrer une absence de toxicité et d’influence sur les fonctions normales de l’organisme (Brekhman et Dardymov in Annual Review of Pharmacology, 1969)

C’était en mars 2020 …

C’était en mars 2020 …
Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient,les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait pus tôt.

C’était en mars 2020 …
Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.

C’était en mars 2020 …
Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants.
Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.
Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même,
ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs.
Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue,
chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Texte de Paul Théraulaz

La détox

Le printemps est la bonne saison pour envisager une détoxination. Pas besoin de suivre un programme compliqué pour ça, le corps a fonctionné pendant des millénaires sans que la pub lui propose des programmes Detox. Si vous avez une bonne hygiène de vie et que vous suivez naturellement le rythme de votre corps et de ses besoins, les choses se feront naturellement.

Si votre mode de vie ne vous permet pas aujourd’hui de répondre aux besoins naturels de votre corps, pas de panique quelques conseils de base pourront vous aider à mettre votre corps au repos toxinique!

Mode de vie hypotoxique favorable à une bonne alimentation:

1. Dormir
Votre corps élimine la nuit. Chouchoutez votre sommeil et couchez vous plus tôt (vers 22h si c’est possible).
👍favorisez des activités calmes propices au sommeil, installez un filtre sur vos écrans ou lisez un livre, mangez 2h avant de vous coucher et plutôt végétarien, évitez le sucre et les excitants, les problèmes à résoudre qui alimentent votre cerveau, testez l’huile essentielle de Petit grain bigarade 3 gouttes sur l’oreiller.

2. Couper les robinets
Facilitez votre digestion: réduisez (voire supprimez si vous êtes très motivé!) viande rouge, blé, produits laitiers (lait, yaourt, fromage, beurre, crème, glace), huile végétale raffinée, sucre (après ou pendant le repas), alcool, café, thé
👍optez pour un régime végétarien le temps de la cure (a minima protéines animales le midi et protéines végétales le soir)
👍déplacez le dessert du midi au goûter en privilégiant fruits et oléagineux (pomme et purée d’amande, par exemple)

Dînez léger au moins 2h avant de vous coucher. A partir de 21h, vos sucs digestifs vont aussi se coucher et ce n’est plus le moment de digérer!

Pratiquez le jeûne intermittent (au moins 12h de jeûne entre le dîner et le petit-déjeuner) ou la monodiète une fois par semaine (un seul aliment pour toute la journée que vous pouvez manger tout au long de la journée quand vous avez faim: pomme (fruit cuit, cru, rapé..), banane ou riz complet, par exemple).

Détoxinez votre environnement de vie: on évite les parfums synthétiques, les cosmétiques avec des ingrédients imprononçables, les vêtements synthétiques, les médias, les personnes toxiques, le stress, la pollution sonore et visuelle… bref, mettez-vous au vert si vous pouvez!
👍si vous habitez en ville, c’est le moment de sortir le we dans le parc à côté de chez vous, en forêt, au bord de mer, en campagne ou à la montagne pour s’oxygéner et se relaxer.

3. Bouger et stimuler les éliminations
Le printemps est le moment de remettre son nez dehors doucement, marche, course, vélo, natation,…
👍si confinement: bain de soleil dans le jardin, vélo d’appartement, petite marche de proximité, jardinage… et exercice respiratoire (respiration alternée, cohérence cardiaque, respiration ventrale,..)

4. Manger et buvez Detox
Et oui toujours les fameux fruits, légumes et plantes aromatiques! Consommez à tous les repas et pour moitié de l’assiette, particulièrement: radis noir, feuilles de pissenlit, céleri, artichaut, romarin, curcuma… en cru si vos intestins vous le permettent; en jus, en infusion ou en ampoule de plante sinon. Ils contiennent vitamines, minéraux et fibres favorables à une bonne élimination.

Pensez à boire de l’eau chaude à jeun le matin et tout au long de la journée.
👍faites chauffer 1l d’eau (filtrée ou de bouteille faiblement minéralisée de type Mont Roucous ou Rosée de la reine) et mettez dans un thermos que vous boirez tout au long de la journée.

👍👍👍et mâcher: au moins 30 fois chaque bouchées même les liquides. La détox commence dans la bouche!

5. Vérifier que vos portes de sortie sont bien ouvertes!
Si vous êtes sujet à la constipation, relancez votre fonction intestinale avant de remettre en circulation les toxines et toxiques.
– Testez 2 cuillères à soupe de graines de lin avec 2 pruneaux que vous recouvrez largement d’eau dans un verre. Laisser reposer la nuit et manger à jeun le matin.
– ou testez les graines de psyllium. 1 cuil à café dans un grand verre d’eau avant chaque repas (buvez tout de suite après avoir mélangé)
Marchez après le repas (ça masse les intestins!)
– Augmentez votre consommation d’eau peu minéralisée (taux de résidus à sec <200)
– Vérifiez que votre alimentation contient assez de bon gras (les acides gras stimulent la fonction biliaire et donc la production de sucs digestifs stimulant le transit): 2-3 cuil à soupe par jour minimum d’huile d’olive, colza, lin ou noix par exemple en alternance.

OUH LÀ LÀ! MAIS PAR QUOI COMMENCER ET COMMENT?

0. AVANT TOUT: tout dépend de ton énergie. Si tu es fatigué, il faudra d’abord te revitaliser car la détox peut être fatiguante ou il faudra adapter ton programme. C’est le moment d’aller voir un naturopathe 😉
1. Tu peux commencer par ce qui est le plus facile pour toi, te lancer ensuite un nouveau défi par semaine ou tu peux aussi écouter ce que t’indique ton corps (indice: si tu « ADORES » le pain, le fromage, le sucre ou l’alcool, c’est sans doute par là qu’il faudrait commencer).
2. La cure peut durer de 1 à 3 semaines en fonction de ton besoin (gros nettoyage ou petit nettoyage juste pour sortir de l’hiver), de ce que tu mets en place et de ta vitalité .
3. APRÈS LA DÉTOX, pense à te revitaliser. Une semaine de detox pour deux semaines de revitalisation (c’est le moment de penser aux « supers » aliments: algues, pollen, graines germées, légumes lacto-fermentés non pasteurisés, kéfir).